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    Pontivy — le château des Rohan et la vieille ville au cœur du Morbihan
    Cité médiévale · Morbihan · Bretagne intérieure

    Découvrir Pontivy

    Château fort, colombages, canaux — la capitale du centre Bretagne

    Un château fort du XVe siècle planté sur un promontoire, des ruelles pavées bordées de maisons à pans de bois, et à ses pieds, la jonction du Blavet et du canal de Nantes à Brest. Pontivy est une ville double : médiévale au nord, napoléonienne au sud. Et tout autour, la Bretagne intérieure déroule ses forêts, ses vallées et le plus grand lac artificiel de la région.

    Présentation

    Le nom de Pontivy vient d’un moine du VIIe siècle, Ivy, qui aurait construit un pont pour franchir le Blavet. Mais c’est au XIIe siècle que la ville prend son essor, quand les vicomtes de Rohan, venus de Josselin, en font la capitale de leur vicomté. Jean II de Rohan — le « Grand Vicomte » — y fait construire à la fin du XVe siècle l’un des derniers châteaux forts de Bretagne, avec ses murs de cinq mètres d’épaisseur, ses fossés secs et ses tours massives à mâchicoulis. Autour du château, la vieille ville conserve près de 50 maisons à colombages des XVe au XVIIIe siècles, concentrées place du Martray et dans les rues du Fil et du Pont.

    Au XIXe siècle, Napoléon Bonaparte rebaptise la ville « Napoléonville » et ordonne la construction d’une cité nouvelle au sud : avenues rectilignes, façades néoclassiques, plan en damier — un urbanisme impérial unique en Bretagne. Le Premier Consul fait aussi canaliser le Blavet et construire le canal de Nantes à Brest, dont Pontivy est le bassin de jonction. Labellisée Pays d’Art et d’Histoire, la ville offre aujourd’hui ce contraste saisissant entre ruelles médiévales et perspectives haussmanniennes, le tout traversé par l’eau.

    Incontournables

    À voir à Pontivy

    Le château des Rohan à Pontivy
    À voir à Pontivy

    Le château
    des Rohan

    Situé à l’extrémité nord de la vieille ville, le château des Rohan fait partie des derniers châteaux forts construits en Bretagne. Bâti du milieu du XVe siècle au début du XVIe à l’initiative de Jean II de Rohan, il est caractéristique de l’architecture militaire bretonne de la fin du Moyen Âge : murs de plus de cinq mètres d’épaisseur, larges fossés secs, tours massives en forte saillie sur les courtines, mâchicoulis en granit à accolades. Cette architecture tentait de répondre au développement de l’artillerie à feu — le château est probablement habitable dès 1485.

    Pontivy étant devenue en 1396 la capitale de la vicomté de Rohan, il fallait à Jean II un château digne de son rang. Au-delà de la fonction défensive, l’édifice témoigne d’un vrai souci décoratif : lucarnes sculptées, descentes d’eau ouvragées ornées d’animaux sur la façade nord, cheminées en pierre polychrome du XVIe siècle. Classé monument historique depuis 1925 (façades, toitures et fossés classés en 1953), le château accueille chaque été des expositions temporaires et attire environ 70 000 visiteurs par an.

    En 1572, la chapelle du château est devenue l’un des premiers temples protestants de France, accueillant un synode provincial. En 1694, le général Bernadotte y installa son quartier général pour lutter contre la chouannerie.

    Maisons à pans de bois et colombages dans la vieille ville de Pontivy
    À voir à Pontivy

    La vieille ville
    et ses maisons à colombages

    Au pied du château, la vieille ville de Pontivy est structurée autour d’un axe est-ouest : la rue du Fil, la place du Martray et la rue du Pont. Dans ce lacis de ruelles étroites et pavées, près de 50 maisons à pans de bois témoignent de quatre siècles d’architecture privée, du XVe au XVIIIe siècle. Les façades à encorbellement, souvent colorées, portent des détails sculptés — visages, motifs végétaux, armoiries — qui racontent la prospérité passée de la cité, enrichie par la fabrication de cuirs et de toiles sur les rives du Blavet.

    La place du Martray, cœur de la ville médiévale, rassemble les plus belles façades. Tout autour, les anciennes places des halles et des marchés (place Anne de Bretagne, place Bisson) rappellent que Pontivy était un centre commercial important. La basilique Notre-Dame-de-Joie, à deux pas, mérite une halte pour ses vitraux et son orgue Cavaillé-Coll. Chaque lundi matin, le marché hebdomadaire investit le centre-ville — une bonne occasion de goûter les produits du terroir breton.

    Pour se repérer : les panneaux de rue rouges signalent le quartier médiéval, les panneaux verts le quartier napoléonien. Le contraste architectural entre les deux est saisissant — deux villes en une.

    À voir à Pontivy

    Napoléonville —
    le quartier impérial

    Pontivy a porté deux fois le nom de « Napoléonville » : sous Napoléon Ier (1804-1815) puis sous Napoléon III, avant de reprendre son nom en 1870 — la gare SNCF porte d’ailleurs encore l’inscription « Napoléonville ». En 1802, le Premier Consul décide de faire de cette ville de 3 000 habitants « dans la paix, le centre d’un grand commerce, et dans la guerre, un centre militaire important ». Il ordonne la construction d’une ville nouvelle au sud de la cité médiévale : un plan en damier avec de larges avenues rectilignes, des façades néoclassiques et une place centrale — la place Aristide-Briand.

    Autour de cette place s’organisent les bâtiments du pouvoir : sous-préfecture, palais de justice, mairie. L’église Saint-Joseph, financée en 1858 par Napoléon III lors de sa visite en Bretagne (avec une dotation de 400 000 francs-or), a été achevée en 1876. Les rues portent les noms des victoires impériales — Friedland, Austerlitz, Rivoli — alignées au cordeau. C’est l’un des rares exemples d’urbanisme napoléonien en Bretagne, comparable à La Roche-sur-Yon en Vendée.

    • Place Aristide-BriandCentre du quartier napoléonien. Sous-préfecture, mairie, palais de justice. Architecture néoclassique.
    • Église Saint-JosephFinancée par Napoléon III en 1858, achevée en 1876. Style néo-roman.
    Le canal du Blavet et le chemin de halage à Pontivy
    À voir à Pontivy

    Le Blavet
    et le canal de Nantes à Brest

    Pontivy est une ville d’eau. Le Blavet, fleuve côtier qui naît dans les Côtes-d’Armor et se jette dans la rade de Lorient, traverse la ville du nord au sud. Canalisé au début du XIXe siècle sur ordre de Napoléon (travaux de 1804 à 1826), il constitue aujourd’hui une voie de navigation douce entre écluses restaurées et chemins de halage ombragés. C’est à Pontivy que le Blavet canalisé rencontre le canal de Nantes à Brest — un ouvrage de 360 km jalonné de 238 écluses, dont 52 sur le seul territoire de Pontivy Communauté.

    Les chemins de halage offrent des promenades à pied ou à vélo au fil de l’eau, en plein cœur de la ville comme en direction de la campagne. Vers le nord, le halage mène au lac de Guerlédan ; vers le sud, il descend la vallée du Blavet jusqu’à Lorient. Le Napoléon Express, un train touristique des années 1950, circule entre Pontivy et Lambel-Camors en longeant la rivière, avec des arrêts à Saint-Nicolas-des-Eaux et Quistinic — une façon originale de découvrir la vallée.

    L’office de tourisme est installé sur la péniche « Duchesse Anne », amarrée au bassin de jonction. On peut louer kayaks, paddles et péniches sur place pour naviguer sur le Blavet ou le canal.

    À faire

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    Le barrage et le lac de Guerlédan en centre Bretagne
    Excursion incontournable

    Le lac de Guerlédan
    et la forêt de Quénécan

    À une vingtaine de minutes de Pontivy, le lac de Guerlédan est le plus grand lac artificiel de Bretagne. Créé par la construction du barrage hydroélectrique au début du XXe siècle, il a englouti 17 écluses du canal de Nantes à Brest et s’étire aujourd’hui sur 400 hectares au cœur d’une vallée boisée. Baignade, kayak, paddle, pêche, croisières : le lac offre une palette d’activités nautiques dans un cadre qui n’a rien à envier aux lacs alpins. Sur la rive nord, l’anse de Sordan est le point de départ de belles balades à pied ou à VTT.

    Autour du lac, la forêt de Quénécan couvre 4 000 hectares — l’une des plus grandes de Bretagne. Ses sentiers de randonnée traversent une forêt dense peuplée de cervidés et d’oiseaux. À proximité, le village de Saint-Aignan vaut un arrêt pour son musée de l’Électricité, son église et la chapelle Sainte-Tréphine en surplomb du barrage, d’où le panorama sur le lac est saisissant. L’abbaye de Bon-Repos, en ruines romantiques au bord du canal, complète cette escapade nature et patrimoine.

    Le lac de Guerlédan est également le point de départ (ou d’arrivée) du canal de Nantes à Brest. Le barrage a coupé la navigation en deux tronçons — on navigue de Nantes à Pontivy d’un côté, de Carhaix à la mer de l’autre.

    Le lac de Guerlédan en centre Bretagne
    La chapelle Sainte-Barbe au Faouët près de Pontivy
    À faire

    La vallée du Blavet
    et les sites insolites

    La vallée du Blavet, au sud de Pontivy, recèle des sites qui méritent le détour. À Bieuzy, la chapelle Saint-Gildas est construite sous un gigantesque bloc rocheux en surplomb du Blavet — une grotte naturelle où le moine Saint-Gildas aurait trouvé refuge au VIe siècle. À l’entrée, une pierre sonnante produit un son clair lorsqu’on la frappe : selon la tradition, Saint-Gildas l’utilisait pour appeler à la prière. Plus loin, à Melrand, le Village de l’An Mil reconstitue un hameau médiéval sur un site archéologique découvert au début du XXe siècle.

    Au Faouët, la chapelle Sainte-Barbe est perchée à flanc de falaise dans un écrin de verdure — l’un des édifices religieux les plus photographiés de Bretagne. À Cléguérec, l’allée couverte mégalithique de Bod-er-Mohed côtoie le parc des Cerfs de Kerfulus. Et pour les amateurs de gastronomie, un détour par Guémené-sur-Scorff s’impose : la ville a donné son nom à la fameuse andouille, et le château de Rohan-Guémené (XVIIe siècle) rappelle que les Rohan étaient aussi chez eux ici.

    • Chapelle Saint-GildasBieuzy. Chapelle sous roche, VIe-XVe siècle. Pierre sonnante à l’entrée. Accès libre.
    • Chapelle Sainte-BarbeLe Faouët. Chapelle à flanc de falaise (XVe-XVIe s.). Escalier monumental. L’une des plus belles de Bretagne.
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    Randonnée en vallée du Blavet, vélo sur les chemins de halage, kayak sur le lac de Guerlédan, VTT en forêt de Quénécan — la Bretagne intérieure est un terrain de jeu exceptionnel.

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    Pontivy n’est qu’un chapitre. Vannes, le Golfe du Morbihan, Carnac, la côte sauvage de Quiberon — le Morbihan entre terre et mer vous attend.

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