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Le jardin des Remparts de Vannes

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    Le jardin des Remparts de Vannes et ses parterres fleuris au pied des fortifications médiévales, Morbihan
    Vannes
    Guide · Vannes, Morbihan

    Le jardin des Remparts

    30 000 fleurs au pied de sept siècles de fortifications

    On vient à Vannes pour ses remparts médiévaux, ses maisons à pans de bois, son port. Et puis on tombe sur le jardin des Remparts — un jardin à la française de 15 000 m² niché entre la muraille et la rivière Marle, qui change de visage à chaque saison. 30 000 fleurs par an, des cerisiers du Japon au printemps, des parterres en plein été, et une vue sur les tours médiévales que photographes et promeneurs ne se lassent pas d’immortaliser. Entrée libre, toute l’année.

    Commune
    Vannes (56)
    Superficie
    15 000 m²
    Fleurs par an
    30 000
    Accès
    Libre et gratuit toute l’année
    Le jardin en un coup d’œil

    Un jardin à la française au pied des remparts

    Au début du XXe siècle, l’espace entre la muraille est et la Marle n’est qu’une friche insalubre. C’est Francis Decker, maire de Vannes après la Seconde Guerre mondiale, qui décide d’en faire quelque chose. L’idée : créer un jardin à la française pour mettre en valeur la partie orientale des remparts, laissée jusqu’alors à l’abandon. Le jardin ouvre au public au début des années 1950. Vannes n’est plus la même.

    Délimité à l’ouest par la muraille médiévale, au sud par la rue de la Porte-Poterne et à l’est par la Marle, le jardin des Remparts s’étend sur environ 15 000 m². Une partie (0,55 hectare), avec les lavoirs de la Garenne qui lui font face, est classée site naturel depuis le 27 novembre 1935 — avant même la création du jardin. Depuis 1982, un plan de sauvegarde et de mise en valeur des remparts est en place, et Vannes est devenue en 1985 l’une des premières villes de France labellisées Ville d’Art et d’Histoire.

    Ce qui frappe d’emblée, c’est la composition : les parterres géométriques, les couleurs des massifs qui changent selon les saisons, et en arrière-plan, les tours médiévales qui se succèdent le long de la courtine. Le tableau est l’un des plus photographiés de Bretagne — Victor Hugo lui-même avait croqué la tour du Connétable lors de son passage à Vannes en 1834.

    Parterres fleuris du jardin des Remparts de Vannes avec les fortifications médiévales en arrière-plan Vue sur le jardin des Remparts de Vannes depuis la rue, rivière Marle et remparts
    Sites & lieux

    Les incontournables du jardin et des remparts

    Le jardin des Remparts n’est pas seul : il fait partie d’un ensemble cohérent qui associe les lavoirs de la Garenne, les tours médiévales et le château de l’Hermine. Voici les étapes à ne pas manquer lors d’une promenade dans ce secteur.

    Parterres géométriques fleuris du jardin des Remparts de Vannes, style jardin à la française

    Le jardin et ses 30 000 fleurs

    Rue Francis Decker / rue Alexandre Le Pontois, Vannes
    Style : jardin à la française, géométrique Accès : libre et gratuit toute l’année

    Le jardin est un jardin à la française dans toute sa rigueur : tracé géométrique, massifs symétriques, lignes nettes. Ce qui le distingue, c’est le dialogue permanent entre la composition florale au sol et la muraille médiévale qui se dresse en fond de scène. Les parterres changent selon les saisons — les jardiniers municipaux renouvellent les plantations plusieurs fois par an pour maintenir la floraison et la couleur.

    Au printemps, les cerisiers du Japon installés du côté de l’aire de jeux (porte Prison) sont les premiers à fleurir — une nuée de rose pâle qui tranche avec la pierre grise des remparts. En été, les massifs atteignent leur pleine densité chromatique. L’automne offre les couleurs flamboyantes des feuillages. Même en hiver, le jardin reste vert et ouvert — certains visiteurs le préfèrent à cette saison, pour sa tranquillité et ses lumières rasantes sur la courtine.

    30 000 fleurs/an
    Site très photographié
    Aire de jeux côté nord
    Les lavoirs de la Garenne à Vannes, bâtiment en pans de bois au bord de la Marle

    Les lavoirs de la Garenne

    En face du jardin — rive opposée de la Marle
    Classement : site naturel classé depuis 1935 Vue : sur le jardin et les remparts

    En face du jardin, de l’autre côté de la Marle, les lavoirs de la Garenne forment l’autre pôle de cet ensemble classé. Le bâtiment, construit en pans de bois à poutres apparentes, est l’un des plus caractéristiques du patrimoine vannetais. La Marle — la rivière de Vannes — l’alimentait en eau avant de se jeter dans le Golfe du Morbihan. À la grande époque, les lavandières y venaient laver le linge de la ville.

    En 1928, la mairie rachète le bâtiment. En 1951, la lessive est officiellement interdite dans les eaux de la Marle. Les lavoirs deviennent alors ce qu’ils sont aujourd’hui : un élément de décor et de patrimoine, depuis lequel on bénéficie de l’un des plus beaux points de vue sur le jardin et les remparts. C’est depuis ce côté que les photographes capturent le panorama d’ensemble — jardin au premier plan, courtine et tours en arrière-plan, cathédrale en silhouette.

    Site classé 1935
    Meilleur angle photo
    Au bord de la Marle
    La tour du Connétable sur les remparts de Vannes, Morbihan

    La tour du Connétable

    Sur la courtine, au-dessus du jardin
    Construction : première moitié du XVe siècle Vue plongeante : sur le jardin depuis le chemin de ronde

    La tour du Connétable est la plus imposante des tours qui jalonnent la courtine est. Construite dans la première moitié du XVe siècle, elle était destinée à loger le connétable — le chef des armées du duc de Bretagne. Sa structure intégrait des éléments défensifs aux deux premiers étages, et des logements aux trois étages supérieurs. Victor Hugo la croqua lors de son passage à Vannes en 1834, ce qui en dit long sur son impact visuel.

    Depuis le chemin de ronde accessible via la tour du Connétable, on dispose d’une vue plongeante sur les parterres du jardin — un angle saisissant que les photographes recherchent particulièrement au moment de la floraison printanière. La tour Joliette, datant du XIVe siècle, est visible un peu plus loin sur la courtine. Entre les deux, la muraille révèle les différentes phases de construction des remparts, du Moyen Âge à l’époque moderne.

    Vue plongeante sur le jardin
    Tour médiévale XVe s.
    Chemin de ronde
    Le château de l'Hermine à Vannes, entre le port et le jardin des Remparts

    Le château de l’Hermine

    Entre le port et le jardin des Remparts
    Origine : fin du XIVe siècle — duc Jean IV Statut actuel : projet de reconversion

    Le château de l’Hermine est indissociable de l’histoire des remparts. C’est le duc Jean IV qui, entre 1370 et 1395, décide d’agrandir l’enceinte vers le sud et d’y adosser sa forteresse. Le château donne son nom au symbole de la Bretagne — l’hermine — et marque la volonté ducale de faire de Vannes une place forte et une résidence de prestige à la fois.

    Aujourd’hui, le château de l’Hermine est intégré aux remparts qui bordent la ville close. Situé entre le port et le jardin, il occupe une position charnière entre le quartier maritime et la cité médiévale. Un jardin à la française de 4 500 m², essentiellement décoratif, s’étend devant sa façade et contribue à la mise en valeur de l’ensemble architectural. Visible depuis la rue Alexandre Le Pontois, c’est l’un des éléments les plus nobles de la promenade qui longe les remparts.

    Forteresse ducale XIVe s.
    Jardin à la française
    Entre port et remparts
    Au fil des saisons

    Le jardin en photos

    Cerisiers du Japon au printemps, massifs en plein été, levers de soleil sur la courtine — le jardin des Remparts change de visage selon les saisons et l’heure de la journée.

    Préparer sa visite

    Infos pratiques pour visiter le jardin des Remparts

    Le jardin est ouvert en accès libre toute l’année. Comptez 30 à 45 minutes pour une promenade tranquille, ou une bonne heure si vous montez sur les remparts et longez la courtine jusqu’à la porte Saint-Vincent. Les photographes, eux, reviennent à toutes les saisons.

    Accès au jardin

    Le jardin est accessible depuis plusieurs points. L’entrée principale se fait par la rue Francis Decker ou la rue Alexandre Le Pontois (longeant le château de l’Hermine). On peut aussi y accéder en longeant la rivière Marle depuis le port ou la porte Poterne. En venant du centre historique, la porte Saint-Vincent et la porte Poterne permettent de descendre directement dans le jardin.

    Où photographier le jardin

    Quatre angles complémentaires : depuis le jardin lui-même pour les parterres en gros plan ; depuis le pont et les trottoirs qui longent la Marle pour une vue d’ensemble ; depuis les lavoirs de la Garenne en face pour le panorama classique jardin + remparts + cathédrale ; depuis les remparts (chemin de ronde via la tour du Connétable) pour la vue plongeante sur les parterres.

    Quand venir

    Au printemps pour les cerisiers du Japon (fin mars – début avril selon les années), côté porte Prison. En été pour la plénitude des parterres fleuris (juin–août). À l’aube pour la lumière rasante sur la courtine — les photographes connaissent bien ce créneau. En hiver, le jardin reste vert et silencieux — idéal pour qui veut profiter du lieu sans la foule.

    Bon à savoir

    L’accès au jardin et aux remparts est libre et gratuit. Des panneaux d’information sur l’histoire des remparts jalonnent le parcours. En saison, l’Office de Tourisme de Vannes propose des balades commentées — une bonne façon de comprendre les différentes phases de construction de l’enceinte, des Romains aux ducs de Bretagne. Des tables de pique-nique sont disponibles dans le jardin.

    Explorer Vannes

    Le jardin des Remparts est l’un des temps forts d’une visite de Vannes — mais la ville en réserve bien d’autres. Port de plaisance, vieille ville médiévale, croisières dans le Golfe : la journée est vite remplie.

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